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Des clochettes pour chasser les éléphants des champs PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Monika Mouketou-Tarazewicz   
Vendredi, 18 Septembre 2015 10:50

Gabon-société-précaution

Des clochettes, une autre manière de chasser les éléphants des champs plutôt que de les abattre

 

MOUILA (sud), 2 déc. [AGP] – Les paysans gabonais ne manquent pas d’ingéniosité pour lutter contre la dévastation de leurs plantations par les pachydermes, car plutôt que de les abattre, ils utilisent des clochettes faites de boîtes de conserves vides reliées les unes aux autres par une longue corde, épousant les contours de la zone défrichée et plantée.

De nombreux paysans se plaignent de ce que leurs champs sont dévastés par des troupeaux d’éléphants. Puisque ces animaux sont protégés par la loi du fait qu’ils participent comme les primates, potamochères et d’autres espèces, à la régénérescence de l’écosystème par la dissémination des graines dans la forêt, paradoxalement l’intervention humaine se confine à subir sans dire mot. Pourtant, à maintes reprises, des plaintes sont formulées auprès des agents des Eaux et Forêts à partir des bureaux de cantonnement ou directions provinciales, mais la loi parle.

Pour leur part, les chasseurs se constituent en groupes ou chacun agit individuellement pour abattre ces bêtes dévastatrices par divers moyens (fusil, piège à trou, sagaies ou flèches empoisonnées). Même si cela s’est passé en catimini, la nouvelle parvient toujours aux oreilles des autorités. Pour contourner tous ces aspects juridico administratifs, les paysans utilisent l’ingénieuse idée des boites vides, mieux les troupeaux d’animaux ne périront plus la cause des champs.

Mises à une certaine hauteur, à la moindre bousculade, même par un grand vent, un tintamarre déclenche et tout animal qui voulait s’approcher pour s’alimenter dans la plantation, fuit, estimant qu’il est épié par l’homme. Ce système est aussi mis par les villageois qui vivent dans les périphéries des parcs nationaux. D’autres personnes mettent des bois en signe de croix qu’elles bourrent de vieux vêtements, faisant penser à la présence humaine ou placent des bouteilles cassées, vieux couvercles pour effrayer les bêtes et les oiseaux.

Cette démonstration est plus visible en bordure de la route, non loin d’un pont dans le canton Koumou-Péni, dans le département de Ndolou (province de la Ngounié, nord-ouest). Pour empêcher la pénétration des éléphants, alors qu’il y a des nouvelles semences dans une plantation, ’’plusieurs boîtes font office de barrière insignifiante, mais aux résultats probants tout de même’’, a confié un habitant du canton.

Si cette méthode marche pour l’instant dans ce canton, on souligne toutefois ailleurs ses limites car, au bout d’un temps, les éléphants finissent par comprendre le stratagème et s’introduisent dans les champs sans plus d’appréhension. L’homme qui doit concilier sa survie et la préservation des espèces a encore des efforts à fournir dans la lutte avec les animaux comme les éléphants et les singes mandrills très réputés pour la dévastation des champs.

 

AGP 021746 déc. 10

JPM

Mise à jour le Vendredi, 18 Septembre 2015 13:47